« Aucun projet n’est remis en cause » assure Frédéric Augis, président de la métropole de Tours

La métropole de Tours s’enfonce dans la crise politique. Après un conseil de rentrée lundi 6 septembre, la majorité tourangelle de gauche se retrouve exclue des vice-présidences de la métropole. Une situation ubuesque qui ne remettrait pas en cause l’avenir de la collectivité selon Frédéric Augis, son président.
Par Alberto Rodriguez Pérez
8 septembre 2021
Tour métropole Val de Loire, siégé Leonard de Serres - TMVL
Le siège de Tour métropole Val de Loire - LS / TMVL

Deuxième ligne de tram, ordures ménagères, Plan Climat Air Énergie… Interrogé sur France Bleu Touraine ce mardi, Frédéric Augis, président de la métropole de Tours et maire (LR) de Joué-lès-Tours, a affirmé « qu’aucun projet n’est remis en cause et maintient la volonté d’aller de l’avant et de travailler avec tous les élus ».

Interpellé sur l’absence de la majorité politique de la ville centre dans le bureau directeur de la métropole, M. Augis s’est bien dit conscient de la situation unique de Tours Métropole Val de Loire.

Il s’est permis ensuite de donner une indication sur la représentativité en avançant qu’il entendait s’appuyer sur la conférence des maires. « Je réunirai très souvent les vingt-deux maires de la métropole pour présenter notamment à Emmanuel Denis (maire EELV de Tours), à Thierry Chailloux (maire DVG de Ballan-Miré) et à Patrick Lefrançois (maire LDVG de Notre-Dame-D’Oé), l’ensemble des décisions et des projets qui concernent notre territoire.

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À propos de la séance ubuesque du conseil de rentrée ce lundi 6 septembre, Frédéric Augis a tenu à rappeler que sa majorité avait jusqu’au dernier moment « essayé de trouver un compromis avec les élus de Tours ». Mais, a-t-il ajouté en appelant aux principes démocratiques, « nous avons alerté que la candidature de Thierry Chailloux, pouvait être challengée. ». C’est finalement Régis Salic (maire RS de St-Étienne-de-Chigny), qui a été élu.

« Mais ni la candidature d’Emmanuel Denis ni celle de son adjoint Martin Cohen ne nous embêtait, bien au contraire. C’est la majorité de Tours qui a ensuite décidé d’elle-même de ne plus présenter personne », a-t-il voulu embrayer.

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