Guillaume Peltier met l’argent public au service de sa petite entreprise politique

Temps de lecture estimé : < 1 minute Une enquête de Mediapart publiée ce dimanche accuse Guillaume Peltier de « faire appel à des collaborateurs payés sur fonds publics dans le cadre de l’exercice de ses différents mandats pour faire tourner ses micropartis et servir son ambition présidentielle ».
Par La Rédaction
22 novembre 2021
Guillaume Peltier, portrait

« Dans le Loir-et-Cher, loin de l’image de gendre idéal qu’il cultive sur les réseaux sociaux et plateaux télé, l’élu de 45 ans a mis en place un système reposant sur de l’argent public pour faire tourner des structures servant sa carrière personnelle », affirme Mediapart dans un article paru le 21 novembre. Le le site d’information indépendant explique avoir consulté des documents attestant ces informations et les avoir recoupés avec les témoignages de neuf anciens collaborateurs et collaboratrices du député LR..

Pour Mediapart, « les éléments montrent que M. Peltier, qui se rêve un destin présidentiel, a fait fonctionner des micropartis à son service dont Les Amis de Guillaume Peltier, en utilisant un personnel pléthorique payé avec de l’argent public de l’Assemblée nationale ou de la région Centre-Val de Loire », Leur mission : la chasse aux petits adhérents et aux grands donateurs ou encore la promotion de son livre Milieu de cordée (éditions Plon),

Sollicité par les journalistes de Mediapart le député souligne seulement que « l’exercice du mandat parlementaire du député est indissociable de son activité politique et que ses collaborateurs effectuaient les missions que leur contrat de travail commandait »,

Guillaume Peltier aurait aussi « été financé par de généreux donateurs, à qui il a rendu des services en tant qu’élu. Le tout en épuisant ses équipes, dans une ambiance de travail décrite comme « malsaine » par plusieurs anciennes collaboratrices ». Des faits déjà dénoncés le 1er juin, dans une enquête parue dans Le Monde pointant des failles dans l’organisation financière et le management du député.

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