Politique agricole commune, “on va se retrouver à poil”

La filière bio estime être la grande perdante des arbitrages décidés par le ministère de l’Agriculture ce vendredi 21 mai. En réponse, des manifestations sont prévues le 2 juin. Un maraîcher loirétain est même allé jusqu’à donner de sa personne pour dénoncer le dénuement de la filière.
Par La Rédaction
24 mai 2021

Pour protester contre l’effeuillage des aides à la filière bio, certains n’ont pas hésité à donner de leur personne. C’est le cas de Benjamin Trouslard, maraîcher bio et coprésident du Groupement des agriculteurs biologiques et biodynamistes de l’Orléanais et du Loiret (Gabor 45). Après les annonces du Plan stratégique national (PSN) pour l’agriculture ce 21 mai, il a publié sur les réseaux sociaux une photo de lui avec pour seul ornement une pancarte appelant à une manifestation nationale le 2 juin prochain…

Des arbitrages qui enterrent le bio

Pour en arriver là, c’est que les exploitants bio en ont gros sur la patate. Le 21 mai dernier, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie présentait les grandes orientations du Plan stratégique national (PSN) qui doit fixer les ambitions françaises en matière de production agricole dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) européenne 2023-2027. Au total, 9 milliards d’euros doivent être distribués à la « Ferme France » dans le cadre de ce programme européen.

Concrètement, au lieu d’un paiement vert qui permettrait aux agriculteurs de toucher de 20 à 150 euros par hectare en fonction de leur effort pour maintenir la biodiversité, le gouvernement veut poursuivre la certification HVE, dont les critères sont trop souples pour faire la moindre différence selon les agriculteurs bio.

Article à lire en intégralité sur France 3 Centre-Val de Loire

Dans la même rubrique

Romain Roy, lauréat en bande organisée ?

Le Groupe Roy Énergie vient d’être auréolé des « Trophées de l’entreprise du Loiret ». Une jolie performance pour Romain Roy, patron du groupe et adjoint au maire d’Orléans qui siège aux côtés de Michel Martin, dirigeant du groupe Orcom coorganisateur des récompenses.